Se Libérer de la Culpabilité Maternelle !

par | Les émotions | 29 commentaires

La culpabilité est un sentiment très présent chez les parents. Et j’ignore s’il s’agit d’une réalité ou d’un préjugé, mais j’observe que la culpabilité maternelle l’est tout particulièrement.

J’ai arrêté de compter le nombre de fois où j’entends des mamans dire :

  • “Je m’en veux terriblement de crier parfois sur mes enfants.”
  • “Je me sens affreusement coupable lorsque je n’arrive plus à être patiente avec eux.”
  • “Je m’en veux quand je me mets en colère et emploie la force face à leur refus de m’écouter.”

Je dois aussi admettre que je connais très bien le sentiment de culpabilité et qu’il m’a hantée nuit et jour pendant plusieurs années.

Laisse-moi te raconter un bout de mon histoire.

Le 19 août 2015, aux alentours de 17h, au service maternité de l’Hôpital de Villefranche-sur-Saône, Juliette vient au monde. Après 43h d’attente et de souffrance, elle est là.

La sage-femme me la dépose dans les bras.

Je pleure toutes les larmes de mon corps. Je suis complètement perdue et plus tout à fait moi-même. (L’hémorragie qui va suivre peut en partie expliquer cette sensation).

La seule chose dont j’ai la certitude à ce moment-là c’est qu’il m’est insupportable d’avoir ce bébé contre moi.

Je ne veux pas de ma fille.

Peux-tu me dire quelle mère digne de ce nom ne prend pas son enfant dans les bras ? Ne l’accueille pas à sa naissance ?!

Moi…

Voilà le point de départ de 3 ans de culpabilité.

Ça et une pensée qui m’a traversé l’esprit lors de mon accouchement désastreux : « si tu n’arrives pas à la faire sortir, elle va mourir »

Et je me suis réveillée en sueur, avec des palpitations et la tête qui tourne, nuit après nuit, pendant plusieurs années. Une phrase m’obnubile alors : « elle aurait pu mourir » (sous-entendu « à cause de moi »).

Mais Juliette est bien en vie et je l’aime de tout mon cœur.

 

 

Alors pourquoi l’ai-je rejetée ? Suis-je une mauvaise mère ?

Avec du recul et un long travail sur moi-même, je peux aujourd’hui répondre à ces questions.

Je ne l’ai pas rejetée dans l’intention de lui nuire. Je n’étais simplement pas en état de m’occuper d’elle, et par chance, elle avait une autre maman à côté qui, elle, était toute disposée à faire du peau à peau pendant des heures.

Et non, cela ne fait pas de moi une mauvaise mère. Au contraire, reconnaître ses limites et ne pas sacrifier ses propres besoins pour ceux de son enfant me semble aujourd’hui être une qualité.

Mais ça m’a demandé du chemin d’en arriver là.

Ça te dit que je te partage mes réflexions ?

 

Qu’est-ce que la Culpabilité ?

_

Deux types de Culpabilité

 

⭐ La Culpabilité a cette particularité d’être à la fois une émotion et sentiment.

Quelles différences entre émotions et sentiments ? Tu te demandes sans doute.

  • La culpabilité est une émotion lorsqu’elle survient brusquement, suite à un événement précis.

Exemple : Tu es en colère et tu cries sur ton ado qui a séché les cours. Tu regrettes aussitôt car tu te dis que tu aurais pu amener ça plus subtilement, par le dialogue.

Ta culpabilité est une émotion à ce moment-là car une situation précise la déclenche.

  • La culpabilité devient un sentiment lorsqu’elle s’étale dans le temps et qu’elle n’a plus besoin de stimulus pour l’enclencher.

Exemple : A chaque fois que ton ado part au lycée le matin, tu ressens de la culpabilité car tu n’as pas réussi à discuter avec lui de la raison pour laquelle il a séché les cours. Tu es convaincue qu’il est malheureux et tu t’en veux. Ta culpabilité est devenu un sentiment : elle est diffuse et te ronge de l’intérieur en continu.

 

 

Pourquoi prendre le temps de distinguer ces deux sortes de culpabilité ?

Tout simplement parce que :

  • L’émotion de culpabilité est utile : elle t’informe d’un conflit interne entre ce que tu es et ce que tu voudrais être. Ce conflit peut-être résolu rapidement s’il est traité à sa source.

Dans l’exemple précédent, tu pourrais par exemple t’excuser auprès de ton ado d’avoir crié. Tu pourrais ensuite lui expliquer que maintenant que ta colère a disparu, tu ressens le besoin de discuter avec lui pour comprendre ce qui s’est passé.

Ainsi, la culpabilité s’efface puisqu’il y a réparation. Tes actions sont en accord avec tes valeurs, tes principes et tes idéaux.

  • Le sentiment quant à lui est plus complexe : il t’informe lui aussi d’un conflit psychique, mais plus ancré, plus ancien. Plusieurs strates de culpabilité se superposent les unes aux autres et rendent ton sentiment pesant. D’ailleurs, ça te bouffe littéralement de l’intérieur.

 

« La culpabilité compte parmi l’un des sentiments les plus destructeurs que nous puissions entretenir. »

Claudia Rainville

En résumé, plus tu traiteras la culpabilité tôt, plus il sera facile de t’en défaire.

Accepte simplement que la culpabilité soit une émotion banale, que chacun est amené à ressentir un jour ou l’autre.

Elle n’est pas agréable mais elle est utile si tu prends le temps de chercher en toi où se situe le conflit. Elle devient douloureuse si elle est ignorée, mise de côté, réprimée ou niée.

_

Pourquoi tant de Culpabilité chez les Mères ?

 

⭐ A mon sens, si toi ou moi culpabilisons si souvent, comme un bon nombre d’autres mamans, c’est qu’il existe une petite voix très puissante à l’intérieur de nous. Cette voix qui juge sans cesse avec sévérité.

  • Tu fais garder ton enfant pour aller travailler ou prendre du temps pour toi ? Tu es une mauvaise mère.
  • Ton enfant se roule par terre de colère au supermarché ? Aucun doute, il est mal élevé et tu es une mauvaise mère.
  • Tu sens que tu perds patience et que tu vas bientôt te mettre en colère à force de lui répéter de ranger les jouets qui sont par terre ? Tu es décidément une mauvaise mère…

Nous pouvons être de vrais bourreaux pour nous-même.

Mais tu es ton propre juge, ton propre bourreau. Et rien ni personne à part toi n’a le pouvoir de te faire culpabiliser.

Aucune remarque de ta belle-mère, aucun livre d’éducation positive ou aucune vidéo « tutoriel de la mère parfaite » n’a ce pouvoir si toi-même tu n’y consens pas !

Ce qui est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle.

La mauvaise ? Tu es responsable de ta culpabilité !

Donc une part de toi (sans doute inconsciente) nourrit ton auto-flagellation. Tu es maso !

Je te propose d’ailleurs tant qu’à faire de commencer à culpabiliser du fait d’être responsable de ta propre culpabilité ! Ça te dit ?! 😉 et tu pourrais même te détester pour le restant de tes jours et te punir en te fouettant, histoire de marquer le coup. (je blague, hein… on est d’accord?)

La bonne nouvelle ? Tu es responsable de ta culpabilité !

Donc tu peux agir dessus.

« La culpabilité n’est, après tout, qu’un sentiment de compassion à l’égard de la détresse et du malheur que l’on a causés. »

Valère Staraselski

D’ailleurs, il est grand temps que l’on voit comment.

Abordons la vraie question : comment en finir avec la Culpabilité Parentale ?

Je te propose 4 axes de travail pour arrêter de te sentir coupable et d’en souffrir.

 

1. Accepter ta Vulnérabilité

⭐ Tout commence par reconnaître que tu ne seras jamais une mère parfaite. (Ça vaut pour les pères également.)

Ça semble presque idiot formulé ainsi, et pourtant ce fantasme d’être la meilleure maman du monde nous habite toutes.

On aime nos enfants. On veut le meilleur pour eux… et hop, voilà qu’on se met à penser qu’on doit donc être la meilleure des mamans et tout sacrifier pour nos enfants.

 

 

Je te propose de changer de raisonnement.

Tu aimes tes enfants et tu veux le meilleur pour eux… donc tu veux qu’ils s’épanouissent en étant eux-même, en exprimant leurs talents et leurs qualités, mais également en acceptant leurs limites et leurs défauts. N’est-ce pas ça ton rôle de maman ?

Et du coup, tu me vois venir : pourquoi ne pas leur montrer l’exemple ?

En exposant tes propres limites, en acceptant d’être vulnérable, tu montres à tes enfants que c’est ok !

  • C’est ok de se tromper.
  • C’est ok de ne pas être parfait !
  • C’est ok de savoir dire « non » !
  • C’est ok d’être un être humain !!!
  • C’est même ok de culpabiliser !

 Tes enfants ne seront jamais parfaits et tu les aimes tels qu’ils sont.

Accorde-toi le droit de commettre des erreurs toi aussi et fais leur confiance, ils t’aimeront exactement telle que tu es.

 

2. Te Questionner pour Évoluer

⭐ On l’a expliqué précédemment, la culpabilité peut être tout à fait saine, à condition que l’on accepte de l’accueillir et d’en faire quelque chose (au lieu de l’étouffer et de la garder comme une enclume au creux du ventre).

La culpabilité découle d’un conflit entre ce que nous voudrions être (l’idéal de la super maman) et ce que nous sommes (la véritable maman!). Elle peut être source d’énergie et nous faire avancer dans la mesure où nous acceptons d’observer ce décalage.

Travailler sur soi est difficile. Ça entraîne de véritables remises en question qui nous fragilisent émotionnellement.

Pourtant, répondre à ces questions te permettra de transformer ta culpabilité en occasion de grandir :

1. Ai-je fais du mal à quelqu’un intentionnellement ?

La réponse en général est « non » car même si on commet des erreurs et que l’on blesse une personne, l’intention de départ est rarement de faire du mal.

« Être coupable, c’est être responsable d’une faute qu’on a accomplie non seulement volontairement mais délibérément, c’est-à-dire en sachant qu’elle était une faute. »

André Comte-Sponville

2. Est-ce que je peux changer la situation ? Réparer mon erreur ?

Nous allons voir dans le point suivant l’importance du passage à l’action lorsque tu te sens coupable.

3. Est-ce que ma culpabilité maternelle cache une autre émotion ?

Il n’est pas rare que la culpabilité cache une peur ou une colère refoulée.

4. Est-ce que la situation que je vis en ce moment m’indique que l’un de mes besoins n’est pas satisfait ? Comment faire pour changer cela ?

Dans le cas de ma culpabilité post-natale, j’aurais pu répondre par exemple :

1. Je n’ai fait de mal à personne intentionnellement.

2. Je ne peux pas changer la situation car elle appartient au passé. J’ai tout de même trouvé du soulagement à exprimer cette émotion ouvertement, à ma compagne, mon entourage et surtout à ma fille. J’en éprouve encore à t’en parler aujourd’hui.

3. Ma culpabilité masquait une colère contre moi-même, de n’avoir pas pu être assez forte pour tenir mon rôle. Également une peur que cela altère le lien avec ma fille.

4. Mon besoin d’être la meilleure mère possible n’était pas satisfait. J’ai décidé de redéfinir ce qu’est une « bonne mère » en acceptant la vulnérabilité comme une force, en voyant ma capacité à dire « non » à une situation qui m’était insupportable comme une manière de me préserver.

Ainsi, je choisis de faire de ma culpabilité maternelle une opportunité pour progresser et mieux me connaître.

Tu as le choix toi aussi.

  • Rester empêtré dans la culpabilité
  • Ou te questionner, passer à l’action et arrêter de souffrir.

Parlons justement du rôle central de la réparation de ton erreur par l’action.

3. Passer à l’Action

Tu ne choisis pas de te sentir coupable.

Mais tu peux choisir ce que tu fais de ta culpabilité.

Option n°1 : tu prends conscience que tu culpabilises. Tu te morfonds ou tu pestes alors contre toi-même. Tes idées sont négatives et alimentent d’autres émotions désagréables : de la peur, de la honte, de la colère, et toujours plus de culpabilité.

Et tu te détestes de culpabiliser tant. Alors tu te sens coupable encore… et encore.

 

« La mémoire et la culpabilité attendent la nuit pour te faire réfléchir. Une fois plongées dans le noir, elles s’invitent pour se divertir. Ce que tu ne veux plus voir, elles le ramènent à la surface, ce que tu as noyé et qui te tracasse; tes pires souvenirs. »

Smain Smailo

 

Option n°2 : tu prends conscience que tu culpabilises et comme tu as horreur de ça, tu décides d’agir. Qu’est-ce que tu peux mettre en place pour améliorer la situation ? Quelle action est à ta portée pour réparer (au moins en partie) ton erreur ?

Pour moi, le choix est clair : je veux prendre mes responsabilités et ne pas avoir de regret.

 

 

Quand tu te sens coupable, tu penses :

  • « je suis nul.le… »
  • « je ne peux pas… »
  • « je n’arrive pas à… »
  • « je ne suis même pas foutue de… »

Et ça te détruit ces pensées là.

Quand tu décides d’être responsable (plutôt que coupable), tu te dis :

  • « ok, j’ai commis une erreur mais maintenant qu’est-ce que je fais concrètement pour changer les choses ? »

Alors la prochaine fois que tu te sens coupable, fais moi plaisir. Arrête de te dévaloriser, de te rabaisser, de te culpabiliser plus que de raison.

Embrasse ta culpabilité et agis. Avance.

Tu te sens d’attaque ?

Je l’espère car le prochain axe de travail que je te propose n’est pas évident non plus.

Allez, on remonte les manches et on y va.

 

4. Prendre du Recul

⭐ Il est important à présent de réaliser que notre sentiment de culpabilité découle toujours d’au moins l’une de ces trois choses :

  • de notre modèle sociétal, culturel ou religieux
  • de notre entourage, à commencer par notre famille
  • ainsi que de notre histoire personnelle

Les jugements que nous emettons sont liés à nos croyances profondes, elles-même héritées de notre expérience (histoire personnelle) ou de notre environnement (culturel, familial, etc.)

Ainsi, tu peux être intimement convaincue que :

  • « La femme du XXIe siècle travaille et s’occupe de sa famille et de son foyer »
  • « Les enfants passent avant toi-même »
  • « Les adultes doivent se faire respecter par les enfants »
  • « Un femme doit avoir des enfants »
  • « Il faut avoir au moins deux enfants car un enfant unique est malheureux »
  • « On ne peut compter que sur soi-même »
  • « Pleurer c’est pour les faibles »

Attention, je ne dis pas que ces phrases sont justes ou fausses. Je veux simplement te faire prendre conscience qu’il s’agit de croyances héritées qui conditionnent ta façon de penser.

Et devine quoi ? A la base de la culpabilité maternelle, il y a toujours des croyances.

On les appelle « croyances limitantes » lorsqu’elles te font souffrir et ne te permettent pas d’aller de l’avant et de t’épanouir.

C’est là que prendre du recul vis-à-vis des règles et codes de conduite que l’on a pu te transmettre devient intéressant.

 

 

La culpabilité provient du conflit interne entre ce que tu es et l’idée fantasmée de ce que tu voudrais être.

Or, ce que tu voudrais être découle directement de tes croyances, elles-mêmes dictées par ton éducation, ta culture, ta religion, etc.

Afin de prendre du recul sur ces croyances, je t’invite à te demander :

➡️ « Est-ce que tel ou tel principe de vie me fait souffrir et me culpabilise ? »

Si la réponse est oui : bravo, tu as mis le doigt sur une croyance limitante. Il est peut-être temps de t’en affranchir parce qu’elle ne te correspond pas. Passe à l’action et crée toi une nouvelle croyance qui soit en adéquation avec tes valeurs.

Allez on respire un instant ensemble ?

Je te l’accorde, ça fait beaucoup d’un coup.

Alors on va finir par un petit récap’ en image, ok ?

Pour en Finir avec la Culpabilité Maternelle 
– Synthèse –

✅ La culpabilité est une émotion normale que chacun est amené à expérimenter.

✅ La culpabilité est désagréable mais peut être utile pour identifier ses conflits internes.

✅ Arrêter de culpabiliser c’est t’accepter tel.le que tu es : imparfaite.

✅ Commettre des erreurs fait partie du processus d’apprentissage pour évoluer.

✅ Vaincre ta culpabilité implique de te responsabiliser et d’agir pour “réparer ton erreur”.

✅ En te libérant de certaines croyances limitantes qui ne te correspondent pas, tu peux t’affranchir de ton sentiment de culpabilité.

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L’AUTEURE DE CE BLOG

Bonjour et Bienvenue !

J’ai créé PARENTS EN ÉQUILIBRE dans un seul but : te libérer du stress, de la fatigue et de tout ce qui t’empêche d’être Zen et Heureux.se en Famille. Te permettre enfin de te sentir bien dans ton corps, ton coeur et ta tête.

Comment je vais t’aider ?

En écrivant des articles approfondis qui placeront ton bien-être en haut de la liste des priorités. Et en te livrant les clés indispensables pour prendre soin de toi durablement.

Au plaisir d’échanger,

Valentine Magnée

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29 Commentaires

  1. Nicolas

    Très très bon article Valentine ! On sent que tu te livres sans retenue… Peut-être également que le fait d’écrire cet article est pour toi une façon d’extérioriser certaines émotions ou sentiments ? Sinon j’ai beaucoup aimé ta façon d’aborder ce sujet en partant de ta situation pour généraliser ensuite. Je ne pensais pas qu’on pouvait ressentir tout ce que tu décris !! Merci

    Réponse
    • Valentine Magnée

      Je parle de moi effectivement, mais je pense que ce sentiment de culpabilité est quasi universel chez les mères. Chacune a son bagage et ses raisons, mais le sentiment reste bien ancré hélas… J’espère aider un petit peu à délester ce fardeau grâce à ce partage.

      Réponse
  2. Pierre

    J’adore cet article tu expliques très bien la différence entre les émotions et les sentiments. Ce qui fonctionne aussi très bien dans les moments de culpabilité c’est de dialoguer avec son conjoint qui a un autre regard sur tel ou tel événement 🙂

    Réponse
  3. florie

    Je me retrouve dans cet article, c’est réconfortant de lire ces lignes, être maman ça n’est pas toujours facile beaucoup de compromis, de remises en question en essayant d’être au top à chaque intant !

    Réponse
    • Valentine Magnée

      Et parfois, être au top c’est accepter d’être vulnérable et montrer ses limites, reconnaître ses faiblesses 🙂 Pas facile…

      Réponse
  4. Pierre-Favre

    Merci Valentine pour ces conseils.
    La raison de la culpabilité est bien expliquée dans ton article, ce qui permet de desceller ce qui en est à l’origine et donc… de pouvoir s’en défaire. Et comme c’est le but de ton article, c’est impeccable.
    Il est très courageux de se livrer comme cela sur la toile, surtout sur des pensées aussi intime que celles lors de l’accouchement !
    Et si je peux me permettre de parler en tant que père “Oui, les pères ne sont pas parfait.”

    Réponse
    • Valentine Magnée

      Aucun parent n’est parfait 😉 Et moi qui suis une indécrottable perfectionniste, je l’ai bien compris en devenant mère : la définition même du parent est son imperfection

      Réponse
  5. Aurore

    On a tellement peur pour eux en permanence qu’on se sens coupable pour tout !
    Super article !

    Réponse
    • Valentine Magnée

      Et oui. Le sentiment de culpabilité cache souvent d’autres émotions : peur et colère, bien souvent.

      Réponse
  6. Julie

    Valentine c’est avec une grande émotion et quelques larmes que je t’écris ce commentaire car oui, j’ai aussi une petite Juliette (qui elle est née en 2011) et aussi, un accouchement désastreux. Aussi, je me suis particulièrement reconnue dans ton article.
    Pendant des années et peut-être au fond de moi toujours aujourd’hui, j’ai culpabilisé : culpabilisé de n’avoir pas été capable d’accoucher correctement, de n’avoir pas sur remplir ma mission, culpabilisé de l’avoir rejetée au départ et elle n’a eu aucun peau à peau.
    Juliette va bientôt avoir 9 ans, c’est une tête bien faite qui m’épate tous les jours. Je me dis aujourd’hui que je ne peux pas revenir sur ce qui s’est passé, je ne sais même pas si j’aurais pu faire autrement. Ce que je sais, c’est que sa maman est là aujourd’hui pour l’accompagner tous les jours.

    Réponse
    • Valentine Magnée

      Bonjour Julie. Je crois que ce que toi et moi avons vécu touche beaucoup de femmes. Malheureusement, le silence qui entoure bien souvent cette culpabilité et le caractère “inacceptable” de nos actions et pensée ce jour-là, entretient et alimente le poids de la souffrance. Je crois que la 5e clé essentielle à notre guérison est la Bienveillance envers nous-même. Reconnaître nos limites et continuer à faire de notre mieux, en nous aimons et nous acceptons exactement telle que nous sommes 🙂 Merci beaucoup pour ton partage

      Réponse
  7. Anne-Christine

    Merci Valentine de te livrer dans cet article. beaucoup de mamans doivent se retrouver dans cet article (et sur l’accouchement désastreux malheureusement et sur le Devenir Mère pas facile). Tu as toujours les bons mots.

    Réponse
  8. Jung

    C’est un très beau sujet que tu abordes là. Je n’ai pas fait de recherches spécifiquement sur ce sujet, mais tu es en tout cas la première que je vois en parler avec tant de contenu enrichissant.
    Un article pépite que je vais garder sous le coude, parce que les papas aussi peuvent culpabiliser ^^

    Réponse
    • Valentine Magnée

      Bonjour Jung
      Contente que tu aies trouvé ce contenu enrichissant 🙂

      Réponse
  9. Alicia

    Super Article Valentine ! Merci beaucoup pour ce cheminement pas à pas pour sortir de la « mauvaise » culpabilité et garder sa bienveillance pour soi et pour nos proches.

    Cette culpabilité me parle tout à fait car elle est l’un des facteurs favorisant l’épuisement émotionnel et je la rencontre quotidiennement lorsque j’accompagne les familles.

    Merci pour la redéfinition entre émotions et sentiments car je lis souvent des confusions dans certains écrits et, en tant que psychologue, ça me met toujours un peu mal à l’aise.

    Merci enfin pour ton témoignage personnel très très touchant ! Vivement le prochain article 👍

    Réponse
    • Valentine Magnée

      Merci à toi Alicia. La Bienveillance pour soi est essentielle effectivement 🙂

      Réponse
  10. Gaël

    En tant que père d’un petit garçon, je confirme que les deux parents sont concernés ! Merci pour ce très bel article dans lequel je pense que chaque parent peut se reconnaître, quelles que soient les spécificités de son parcours.
    Je trouve très vrai qu’il est nécessaire de faire un travail sur ses croyances, et la manière dont on envisage son rôle de parent – en prenant du recule par rapport à une vision idéalisée de la parentalité.
    Deux petites réflexions personnelles : la communication dans le couple est clé dans ces moments, pour se passer le relais bien sûr, mais également pour parler de ses émotions, qui sont très souvent partagées. Enfin, accepter comme tu le dis ces moments de culpabilité, les crises de nerfs parfois liées, et la nécessité de faire sortir ces émotions par quelque moyen que ce soit (aller faire du sport, crier, pleurer, ou tout simplement s’isoler, se terrer au fond de son lit). C’est parfois un prérequis pour pouvoir traiter l’émotion ! ça ne fait pas de nous de mauvais parents, mais simplement des êtres humains… 🙂

    Réponse
    • Valentine Magnée

      Merci Gaël pour tes réflexions à propos de la culpabilité. Je crois que tu as raison de souligner l’importance de la communication dans le couple afin de dédramatiser et trouver du soutien.

      Réponse
  11. Karima

    Bonjour Valentine.
    Quel bel article qui reflète exactement ce qu’en je ressens quasi quotidiennement …

    Je gère ma colère très difficilement avec les enfants mais je me soigne ! donc c’est un vrai cercle’ vicieux pour moi … bon je fais un travail sur moi et j’en vois les effets …

    C’est vrai qu’on culpabilise beaucoup en temps que maman , les papas c’est pas autant que nous , On est plus en proie au burn out aussi …

    Il y a aussi quelque chose qui joue énormément ce sont les réseaux sociaux avec les mamans parfaites…et on se comparé et dévalorise assez facilement je trouve .

    Merci
    A bientôt

    Réponse
    • Valentine Magnée

      Bonjour Karima,

      Il est vrai que la culpabilité est entretenue par l’image de la “mère parfaite” ou “la famille parfaite” trouvée dans les médias et sur les réseaux sociaux. C’est important de comprendre que la perfection n’existe pas et qu’il n’y a pas UNE Parentalité qui s’appliquerait à tous.

      Je crois qu’une parentalité “juste” est une parentalité qui répond au mieux aux besoins de chacun des individus constituant la famille (parents y compris !)

      Concernant la colère, cet article peut sûrement t’aider dans le travail que tu fais sur toi : https://parentsenequilibre.com/erreurs-colere/

      Réponse
  12. LaurA

    C’est un sujet vraiment universel. Merci et bravo !

    Réponse
    • Morgane De Wever

      Merci pour cet article qui m’aide énormément pour l’instant je culpabilise bcp de laisser ma fille jouer seule car je dois travailler (à la maison) et comme tout ça me stress. J’ai tendance à m’emporter facilement sur elle. En tout cas ton article m’a fait du bien 🙏

      Réponse
      • Valentine Magnée

        Merci à toi Morgane. Je te souhaite de trouver un équilibre plus “juste” pour toi, qui te permette de te sentir plus en harmonie avec ton organisation. N’oublie pas qu’il n’y a pas de choix parfait ; fais au mieux pour passer du temps de qualité avec ta fille, tout en ne négligeant pas ton travail. Et reste bienveillante envers toi-même 😉

        Réponse
  13. Lebay Paule

    Bon bah c’est confirmé, je fais partie du club !! hihihhi, des mères qui culpabilisent. 🙁
    Merci pour cet article très riche et ton propre témoignage.

    Réponse
    • Valentine Magnée

      Pas de panique Paule ! Nous sommes très nombreuses à faire partie du club, mais ce n’est pas une fatalité 😉

      Réponse
  14. Caroline

    J’adore cet article Valentine !
    Il est très clair, et nous en avions échangé ensemble, je suis tout à fait en accord avec ce que tu dis.
    Les enfants ne sont pas les seuls à être à la base de nos réactions ! Les parents doivent aussi apprendre à connaitre leurs émotions. C’est pour moi aussi la base de tout 🙂
    En connaissant ses émotions et la manière de les contrôler, on peut modifier totalement l’approche que l’on a de ses relations familiales, et donc de la manière d’agir et réagir avec ses enfants.
    Et une fois que l’on a compris cela (ce qui n’est pas évident, certes, …), c’est bien la porte ouverte à de nombreux changements au sein de la famille. On peut alors s’ouvrir aussi à la mise en place d’une pédagogie fun et efficace !
    Merci encore

    Réponse
    • Valentine Magnée

      Bonjour Caroline,

      J’aime cette réflexion du Dalaï Lama qui résume bien cela : “La paix se développe d’abord en nous. Et je crois que l’amour, la compassion et l’altruisme sont les bases fondamentales de la paix. Une fois que ces qualités se sont développées dans un individu, peut alors se créer une atmosphère de paix et d’harmonie. Cette atmosphère s’étend de l’individu à sa famille, puis de la famille à la communauté et finalement au monde entier.”

      Réponse

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