8 Pistes pour Sortir du Burnout Parental

par | Toi, Parent | 18 commentaires

⭐ Ça vous semble vraiment normal ?

Le Burnout Parental apparaît aujourd’hui comme un phénomène grandissant, et pourtant cet épuisement parental demeure tabou et extrêmement culpabilisant pour bon nombre de parents.

En effet, comment imaginer que le rêve ultime de la plupart des individus -devenir parents- puisse tourner au cauchemar et ruiner votre vie ?

Être père ou être mère, n’est-ce pas le plus beau métier du monde ?

Je vous propose dans cet article de lever les idées reçues au sujet du burnout parental, avant d’expliquer plus précisément comment reconnaître cet état dépressif lié au fait d’avoir des enfants. Enfin, je vous proposerai 8 pistes pour vous sortir du burn-out parental et retrouver une vie de famille épanouie.

 

4 Idées Reçues sur l’Épuisement Parental

💢 Le Burnout Parental touche davantage
les Femmes que les Hommes

 

⭐ Et non ! Selon les statistiques, les papas seraient tout autant exposés à l’épuisement parental que leurs épouses.

Notre société reste encore très imprégnée du modèle : « papa travaillera, maman élèvera les enfants à la maison » qui s’est muté en « papa travaillera, maman travaillera également et élèvera les enfants » !

Cette croyance est toutefois de plus en plus dépassée car :

  • les schémas familiaux évoluent (familles monoparentales, familles recomposées, familles homoparentales, etc.)
  • de plus en plus d’hommes s’impliquent dans la vie de famille de manière tout à fait naturelle et spontanée (ils ne se contentent pas « d’aider » mais joue pleinement leur rôle de père)
  • de plus en plus de femmes souhaitent partager le rôle de parent avec leur compagnon et leur font confiance (elles acceptent de déléguer et partager les tâches)

Devant cette évolution, hommes et femmes sont exposés à la recherche de la famille parfaite et donc au Burn out Maternel, comme au Burn out Paternel.

 

💢 Le Burn out Parental

touche les Parents d’Enfant.s en Bas-âge

 

⭐ C’est vrai ! Mais pas uniquement.

Il est courant de penser qu’une fois passé le cap des 3 ans, les parents sont à l’abri de l’épuisement parental. C’est faux !

Certes, les nuits sont a priori plus fluides et votre enfant bien plus autonome, mais chaque tranche d’âge à son lot de nouvelles exigences.

Le Burn out toucherait donc aussi bien les parents de bébés que d’enfants ou d’adolescents.

 

💢 Les Parents de Familles Nombreuses

sont plus touchés que les autres

 

⭐ Il faut avoir au moins deux enfants pour être éligible à l’épuisement ? Absolument pas.

De nombreux parents d’enfants uniques sombrent dans le Burnout Parental.

L’arrivée d’un enfant dans le couple constitue un choc face auquel les parents ne sont pas toujours armés. Les injonctions sociétales à être de « parfaits parents » mettent un pression telle que certaines mères et certains pères ont l’impression de ne jamais être à la hauteur et s’épuisent dans leur rôle.

💢 La Dépression Post-Partum et le Burn-out Parental,

c’est pareil !

 

⭐ La dépression post-partum concerne les mamans (et certains papas) dans les 12 mois qui suivent la naissance du bébé. Il s’agit d’une dépression dont les symptômes sont liés à l’arrivée de l’enfant : la tristesse, l’épuisement physique et psychologique, l’anxiété, l’irritabilité, les troubles du sommeil et de l’humeur.

Le burn-out parental, lui, peut survenir dans l’année qui suit la naissance mais également bien plus tard. Ses symptômes sont proches de ceux de la dépression. La différence est qu’ils ne touchent qu’à la sphère familiale (alors qu’une dépression touche à l’ensemble de la vie d’une personne).

Les spécialistes s’accordent à en recenser 4, que nous allons décrire immédiatement.

 

Les Symptômes Caractéristiques
du Burnout Parental (ES2D)

ES2D est l’acronyme que je vous propose pour mémoriser les 4 caractéristiques du burn-out parental.

 

E de l’Épuisement

 

⭐ C’est le signe d’alarme qui apparaît le plus souvent en premier et il est d’une grande violence. Vous vous sentez à bout de souffle, épuisé.e, vidé.e de toute énergie.

Cet épuisement peut se traduire au niveau :

  • physique : fatigue du corps, sensation de « se traîner », troubles du sommeil
  • psychique : impression de ne plus avoir les idées en place, de ne plus parvenir à réfléchir et s’organiser, perte d’efficacité
  • émotionnel : sentiment de ne pas être à la hauteur, culpabilité

Vous avez l’impression de « survivre » et vous sentez sur le point de sombrer à chaque instant. La moindre sollicitation de votre enfant vous déstabilise et vous agace ; la moindre tâche du quotidien (préparer à manger, ranger, etc) semble insurmontable.

 

S de la Saturation

 

⭐ Vous vous sentez saturé.e, c’est-à-dire qu’il y a un « trop plein ». Trop de « maman, maman, maman ! », trop de choses à faire, trop de préoccupations, trop de sollicitations de vos enfants ou du rythme de la vie familiale. Et cela vous dégoûte de votre rôle de parent.

Cette sensation de Saturation peut vous donner envie de fuir, d’être ailleurs, tant vous n’en pouvez plus. Vous avez besoin d’air, de respirer… loin de votre famille.

Autre réaction possible : l’agacement, l’énervement et les gros excès de colère.

Que ce soit l’envie de fuir ou la colère, la phase de saturation s’accompagne généralement d’une grande culpabilité.

 

D de la Distanciation Affective

 

⭐ Vous êtes si épuisé que vous n’avez plus d’énergie ou de plaisir à vous investir dans la relation parent-enfant. C’est là que s’opère une forme de distanciation affective.

  • Vous écoutez distraitement ce que vous racontent vos enfants
  • Vous n’accordez plus autant de temps et d’importance à les interroger sur leurs ressentis
  • Vous ne vous impliquez plus dans leur éducation
  • Vous ne prenez plus (autant) de plaisir à leur dire et leur montrer que vous les aimez

C’est le « pilote automatique » : vous faites ce que vous avez à faire comme un robot. Sans âme, sans envie, sans plaisir, sans affect.

A nouveau, vous pouvez vous sentir extrêmement coupable d’une telle situation car vous pouvez vous trouver insensible ou totalement désinvesti dans votre rôle de parent.

 

D du Désenchantement

 

⭐ Vous avez l’impression d’être l’ombre de vous-même. Vous ne vous reconnaissez plus comme le parent que vous étiez, et encore moins comme celui/celle que vous vouliez être. Qui êtes vous d’ailleurs ? Vous n’en avez plus aucune idée.

Douche froide.

  • C’est la culpabilité à nouveau : d’être un mauvais père ou une mauvaise mère.
  • C’est la honte : de se regarder dans le miroir et de constater le contraste qui sépare celui/celle que vous avez été et le fantôme qui se tient devant vous.
  • C’est le choc : de se rendre compte de l’écart entre votre idéalisation de la parentalité et ce que qu’engendre véritablement la vie de parent.

Le désenchantement est d’une violence extrême lorsqu’il est conscientisé.

 

Êtes-vous en Burn-Out Parental ?

⭐ Vous en avez déjà probablement une bonne idée ayant lu attentivement les symptômes ES2D. Mais leur récurrence et leur intensité peuvent varier d’une personne à l’autre et d’un moment à l’autre.

En cas de burnout parental, ces 4 états (épuisement, saturation, distanciation, désenchantement) sont chroniques ou installés. Et vous avez besoin d’aide.

Vous n’êtes pas sûr.e ? Faites le test (gratuit) pour savoir si vous souffrez de burn-out Parental.

 

8 Pistes pour Sortir du Burnout Familial

⭐ Je souhaiterais tout d’abord vous inviter à respirer. A souffler un bon coup. Pleurez éventuellement si vous en ressentez le besoin.

Si aujourd’hui vous êtes en burnout parental et que vous vous sentez abattu.e, la bonne nouvelle c’est que vous allez tout faire pour ne plus l’être dans un futur à moyen et long terme.

Il existe de nombreuses pistes pour se sortir progressivement de cet épuisement général et pour retrouver du plaisir en famille. Je vous en propose ici quelques-unes.

Si vous souhaitez en parler directement avec moi, je vous invite à réserver un coaching parental individualisé afin que je réponde à votre besoin spécifique.

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1. Posez un Diagnostic

 

⭐ Le mot « diagnostic » est en principe réservé au médecin. Disons ici que votre médecin peut être la personne ressource, mais votre psy, votre entourage ou cet article peuvent aussi être les déclencheurs pour poser ces mots :

Burn-out Parental.

Épuisement. Saturation. Distanciation. Désenchantement.

C’est la première étape : la prise de conscience.

Vous n’êtes pas un Parent indigne, vous n’êtes pas un mauvais père ou une mauvaise mère, votre enfant ne va pas être malheureux toute sa vie car vous ne le supportez plus au quotidien et que vous avez envie de partir en courant à chaque fois qu’il/elle s’approche…

Vous souffrez simplement d’un syndrôme : le Burnout Parental. Considérez que vous traversez une période très particulière de votre vie où il va être nécessaire de remettre en cause :

  • vos exigences à être parent
  • le temps que vous vous accordez
  • l’organisation familiale

Pourquoi ? Parce que le Burnout Parental n’est que temporaire si vous réalisez qu’il faut agir pour en sortir.

Si en revanche, vous vous installez dans cette dépression parentale, vous risquez de basculer du côté plus qu’obscur de la force… celui de la véritable dépression. Celle qui vous ôte tout goût à la vie : à la maison, mais aussi au travail ou avec vos amis. Le néant. Et parfois même des pulsions suicidaires.

Vous ne voulez probablement en arriver là. Il est encore temps de réagir.

Prendre conscience de votre état de souffrance. Le nommer. L’accepter. Et en parler pour commencer à vous rétablir.

« En deux mois, il y a des moyens pour s’en sortir, alors que des gens ont failli en mourir ou qu’ils sont enfoncés là-dedans depuis deux ans. Il faut se soigner, pour soi et ses enfants, et ça fonctionne. »

Moïra Mikolajczak

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2. Participer à des Groupes de Parole

 

⭐ Il est évidemment possible d’aller voir un professionnel de santé en individuel pour pouvoir parler de son burnout. L’essentiel est de se faire aider.

Les groupes de parole, comme on peut le constater dans cette vidéo, présentent l’avantage supplémentaire de partager avec d’autres parents.

Cela permet :

  • de vous sentir moins seul.e à traverser sa dépression parentale
  • de relativiser
  • de vous nourrir des témoignages et expériences des autres
  • de constituer un groupe de soutien et d’entre-aide
  • d’éviter l’isolement
  • de prendre le temps d’exprimer ce que vous ressentez

 

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3. Lisez des Ouvrages pour Comprendre et Dédramatiser

 

⭐ Si vous aimez lire, voici deux livres pour comprendre votre burnout parental et vous aider à en sortir.

🔸 Le Burn-Out Parental – L’éviter et s’en sortir,

de Moïra Mikolajczak et Isabelle Roskam.

Un ouvrage réconfortant qui explique dans une première partie comment survient le burnout parental, avant de proposer dans une seconde partie des conseils pour en sortir ou l’éviter, notamment en se détachant de l’image de la famille parfaite, véhiculée par notre société.

🔸 Au secours, je me noie,

d’Axelle Trillard.

Un livre pour aborder le burn out maternel par l’humour et le pragmastisme. L’auteure propose de nombreuses pistes pour éviter de basculer dans l’épuisement parental.

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4. Déléguez

⭐ Tel un pilote de ligne, le Parent d’avant burnout « contrôle la situation ».

Il aime piloter, et pas en mode automatique !

Courses, je gère. Bébé en journée, je gère. Repas de bébé, je gère. Ménage, je gère. Rangement, je gère. Repas des adultes et enfants plus grands, je gère. Bébé la nuit, je gère. Coucher bébé, je gère. Lever bébé, je gère. Changer les couches, je gère. Le bain…. les devoirs… le linge… les vomis… les câlins… les temps de jeu… les chansons… les gazouillis… je gère, je gère, je gère.

Vous gérez vous aussi ? Peut-être ! Mais vous vous épuisez également.

Et vos batteries, tout comme les piles des jeux musicaux de vos enfants, ont une durée de vie limitée !

Alors, si vous êtes en burnout parental, ou proche de l’être, il n’y a pas une seconde à perdre : arrêtez de vouloir tout gérer ! Et déléguez certaines tâches !

Il est courant que le/la conjoint.e du parent-pilote se sente démuni.e et inutile. Certains disent qu’ils aimeraient prendre en charge une partie des tâches de la maison mais que le parent-pilote le leur interdit.

  • Besoin de contrôle ?
  • Manque de confiance en l’autre ?
  • Recherche idéalisée d’une perfection que vous êtes seul.e a peut-être pouvoir atteindre ?

Quelle que soit votre raison. STOP !

Sur tous les longs courriers, le pilote a un co-pilote. Ils se relaient et se soutiennent tout au long du vol. L’un ne peut faire sans l’autre et les deux collègues n’ont d’autre choix que de se faire confiance et travailler ensemble.

Alors, en premier lieu, faites confiance au deuxième parent.

Si vous êtes papa ou maman divorcé et/ou parent solo, déléguez quand même ! Une assistante maternelle, une crèche, les grands-parents, des ami.es, des voisin.es.

C’est essentiel pour que vous ayez des temps où souffler et vous ressourcer.

 

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5. Prenez du Temps pour vous

 

⭐ Je vous comprends : vous culpabilisez déjà à l’avance de laisser votre enfant à quelqu’un d’autre pour passer du bon temps ?

Et bien, vous avez tort ! Laissez moi vous expliquer pourquoi.

Le burnout parental résulte de votre surinvestissement familial : vous voulez toute faire seul.e et en plus, vous voulez faire tout et tout le temps, et impeccablement. Alors, vous êtes en apnée…

Quittons le cock-pit de pilotage et imaginons que vous êtes à bord d’un avion, destination Bora Bora, avec votre enfant, calme et tranquille, assis à vos côtés. Les vacances s’annoncent merveilleuses.

Sauf que l’avion rencontre des turbulences. Vous avez l’impression d’être un grain de semoule dans un maracas pour enfant tant vous êtes secoué.e. Les hôtesses et stewards font signe à tous les passagers qu’il y a urgence et d’ailleurs les masques à oxygène viennent de tomber devant vos yeux.

Panique. Qu’allez-vous faire ?

1) Vite ! Enfiler celui de votre enfant et le calmer.
2) Mettre votre masque et respirer calmement.

La première réponse semble tout à fait légitime. Et pourtant, une fois son masque enfilé et calmé par vos mots rassurants, que fera votre enfant quand vous aurez perdu connaissance devant lui ?

Mettez votre masque : respirez calmement et faites ainsi en sorte de pouvoir vous tourner vers votre enfant pour prendre soin de lui.

C’est la même chose dans la vie.

Prenez du temps pour vous et ralentissez  ! Pour vous aérer, pour respirer, pour faire le plein d’énergie, de joie, de bien-être, de calme, et être intérieurement serein.e pour aborder votre vie de maman ou de papa.

Vos enfants ne vous en voudront jamais de prendre du temps pour vous sentir heureux.se. Ils vous en voudront peut-être en revanche de leur faire ressentir que chaque instant passé avec eux vous épuise et vous vide un peu plus…

Je ne dis pas ça pour vous faire culpabiliser. La coupe est déjà bien assez pleine. Simplement, regardez aujourd’hui comment s’organise votre temps et rééquilibrez la balance entre temps pour vous et temps pour vos enfants et votre famille.

 

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6. Remettez de la Joie dans votre Vie

 

⭐ Lorsqu’on est en Burnout Parental, comme nous l’avons vu précédemment, l’une des terribles conséquences éprouvée est ce progressif désenchantement à l’égard de son rôle de parent et de la relation parent-enfant.

Vous perdez le goût du jeu, du partage, de l’émerveillement. Vous voyez la vie en gris, tout le temps. Forcement, c’est grisant !

Je vous invite donc, petit à petit, à remettre de la Joie dans votre Vie. Imaginez de petites paillettes qui viendraient redonner de l’éclat à ce gris terne et morne.

Comment ?

  • Créez des moments festifs dans votre quotidien
  • Souriez-vous devant le miroir et souriez à chaque fois que quelqu’un vous sourit (vos enfants en tête de liste)
  • Cherchez dans votre passé un moment de pure joie (une chanson ? un lieu ? Une histoire?) et remettez-le au goût du jour à la maison
  • Demandez à vos enfants et votre conjoint.e comment remettre de la joie dans la maison
  • Bannissez tout ce qui vous déprime : journal TV, relations toxiques, personnes qui vous critiquent ou ne comprennent pas votre situation, etc.

Vous méritez d’être Heureux.se et de retrouver un monde en couleur. Allez, c’est parti !

➡️ Dressez une liste de 3 idées au moins que vous mettrez en place dans cette prochaine semaine.

Si vous avez besoin d’inspiration, n’hésitez pas à lire cet article qui vous propose 27 pratiques inavouables qui font du bien aux parents !

_

7. Parlez à votre Enfant

 

⭐ J’y tiens beaucoup. Vos enfants ne peuvent pas être tenus à l’écart de votre burnout parental.

Quoi ?! Il faudrait leur dire qu’on est en dépression à cause d’eux ?!!!

Oui… euh, enfin non ! Pas exactement en ces termes !

En réalité, il faut savoir que votre enfant a su que vous étiez au bout du rouleau bien avant que vous le sachiez vous-même !

Les enfants ressentent absolument tout ce qui se passe en nous. Ils ne l’expriment simplement pas toujours comme on s’y attendrait.

Un bébé va pleurer peut-être davantage et vous réclamer car il sent que votre lien n’est plus celui qu’il a été. Il recherche votre présence pour être rassuré. Et il continuera à la rechercher tant qu’il ne le sera pas !

Alors, dites lui : « mon bébé, en ce moment, je traverse une période difficile. Je suis épuisée et je me sens très coupable de ne pas pouvoir m’occuper de toi comme je le voudrais. Pourtant, sache que je t’aime de tout mon cœur. Aujourd’hui, je dois absolument guérir et m’occuper de moi-même pour pouvoir ensuite m’occuper de toi : qu’on joue, qu’on chante, qu’on rigole ensemble, dans la joie. Tu vas passer plus de temps avec papa/maman/nounou/papi/mamie… ces prochaines semaines et je compte sur toi pour profiter de tout ce qu’ils vont pouvoir t’apprendre de nouveau. Tu me verras peut-être un peu moins, mais tu verras, je vais aller mieux et dans quelques temps, ça sera vraiment chouette de se retrouver tous les deux. »

Votre jeune enfant ou votre ado cherchera également à comprendre en attirant votre attention. Peut-être en étant désagréable : le « non », les cris, les pleurs, les claquements de porte pourraient vous achever. Et pourtant, ils ne sont pas destinés à vous plomber. Ce sont plutôt des signaux, des SOS de vos enfants en détresse qui se demandent : « mais qu’est-ce qu’il se passe au juste ?! »

➡️ Rassurez-les et expliquez leur la situation : votre épuisement, votre besoin de temps pour vous et d’une organisation différente à la maison, le temps et la manière dont vous allez vous y prendre pour aller mieux, comment ils peuvent vous aider.

 

_

8. Communiquez avec votre Conjoint.e

 

⭐ Dernier point et non des moindres, votre couple va devoir se montrer soudé.

 

« Dans un couple, peut-être que l’important n’est pas de vouloir rendre l’autre heureux, c’est de se rendre heureux et d’offrir ce bonheur à l’autre. »

Jacques Salomé

Afin de surmonter votre déception et votre chagrin devant le sentiment que votre enfant vous échappe, votre partenaire de vie va être un allié de choix.

  • Demandez lui de vous écouter attentivement et sans interruption
  • Expliquez lui ce que vous ressentez. Tout ce que vous ressentez.
  • Demandez lui de vous aider. Faites lui des propositions (pensez à déléguer).
  • Si cela vous énerve de demander de l’aide, demandez plutôt à votre conjoint.e ce qui lui ferait plaisir de prendre en charge.
  • Offrez lui la possibilité de vous faire des suggestions. Écoutez le/la attentivement à votre tour.
  • Mettez vous d’accord sur les changements immédiats : répartition des tâches, temps pour vous, discussion avec les enfants
  • Mettez vous d’accord sur les changements à mettre en place à court terme : soutien psychologique, groupe de parole, activité de bien-être (méditation, yoga, sophrologie, etc) pour vous
  • Remerciez votre conjoint.e
  • Félicitez-vous de cet immense pas en avant.
  • Ces 8 petits pas ne sauraient suffire à toutes les situations de burnout parentaux. J’ose espérer tout de même que vous y trouverez des pistes d’apaisement devant la pression sociétale à être le père parfait, la mère parfaite, le mari parfait ou la femme parfaite.

    Vous n’êtes ni des machines, ni des super-héros. Simplement des êtres humains.

    Des êtres humains avec des émotions, des besoins et des limites.

    ➡️ Exprimez vos émotions (lâchez le contrôle permanent)
    ➡️ Prenez conscience de vos besoins (et accordez-vous du temps pour souffler)
    ➡️ Acceptez vos limites (et partagez davantage, faites confiance à votre entourage).

    Il est à présent temps de passer à l’action si vous êtes en burnout parental :
    ➡️ Faites moi plaisir (mais surtout faites le pour vous), trouvez dans votre entourage la personne la plus à même de vous soutenir et parlez lui. Là, maintenant, tout de suite.

    Ne restez pas seul.e.

    Pour aller plus loin dans l’accompagnement, je vous propose également un suivi personnalisé via un coaching parental. Il vous suffit de prendre un RDV téléphonique avec moi.

     

    Pour aller plus loin sur le Burn-Out, je vous suggère le blog : Partage Ton Burn Out

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    Bonjour et Bienvenue !

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    18 Commentaires

    1. Coralie

      Bonjour,
      Ce qui m’a aidé, c’est de me remémorer trois belles choses qui s’est passé la journée avec mes enfants (ce ne sont pas des petits monstres, finalement 😉 !
      Et relativiser : ok, la journée n’était pas parfaite, mais laquelle l’est ?
      Positivement vôtre !

      Réponse
      • Valentine Magnée

        Merci Coralie. Effectivement, c’est un bon début que de se remémorer le positif 🙂

        Réponse
    2. Nicolas GALLI

      Article très intéressant et vraiment complet ! Personnellement je n’ai pas encore d’enfant mais je peux très bien imaginer la complexité par laquelle un couple (car les hommes aussi peuvent être concernés) peut passer… Merci

      Réponse
    3. Anne-Christine

      Merci pour cet article très complet dans les définitions et les solutions à apporter. Il est d’une très grande utilité. Je me pose la question suivante : tu dis que la dépression touche toutes les sphères de la vie et le burn out parental uniquement la sphère familiale. Mais le mal être du burn out parental ne rejaillit il pas partout ? Pourrais tu m’en dire un peu plus ?

      Réponse
      • Valentine Magnée

        Bonjour Anne-Christine,
        La spécificité du burn-out parental est justement celle que tu soulignes. Le parent se sent épuisé et saturé dans son rôle de parent mais peut se sentir tout à fait épanoui dans son boulot par exemple. Ce qui va le conduire à fuir le domicile et à passer de plus en plus de temps au boulot dans certains cas. Évidemment, en cas de burnout avéré (= diagnostiqué et pas seulement “en voie de”), la personne est tellement à bout que cela atteint nécessairement son moral. Il est impossible de cloisonner tous les domaines de sa vie, et à un moment ou à un autre, le couple, la sphère familiale élargie, amicale et professionnelle peuvent être touchées. La différence avec la dépression c’est qu’en général il y a un épuisement face à tout, dès le départ : une forme de lassitude généralisé dès l’origine.
        J’espère avoir répondu à ta question.

        Réponse
    4. Pierre-Favre

      Clairement c’est pas facile d’être toujours au top ! Certains symptômes m’interpelle, surtout dans le S de saturation.
      A la lecture de ton article une question me vient au sujet du burn-out parental. Y en a t il plus maintenant, ou y en a t il toujours autant mais on en parle plus maintenant?

      Réponse
    5. Johanna Andria

      Hello Valentine,

      Merci d’aborder le sujet si profondément et avec tant d’humanité. Oser déléguer et faire confiance aussi au fait que nos enfants en grandissant peuvent aider et contribuer, faire des choses par eux-mêmes est une bonne piste. Cela soulage le parent, permet d’instaurer un dialogue avec les enfants et les fait grandir. Bien évidemment, l’idée est de déléguer des tâches adaptées à leur âge. C’est vrai que l’on peut se mettre beaucoup de pression en tant que parent (on veut être parfait !). Je pense que l’on peut dire à nos enfants que parfois, nous sommes fatigués, que nous avons besoin d’aide, que nous nous sommes trompés…Leur montrer que nous sommes des êtres humains😉. Cela les aidera aussi à respecter leurs besoins d’enfants et de futurs adultes. N’oublions pas qu’ils nous regardent et qu’ils apprennent à travers nous. Prenons soin de nous !

      Réponse
      • Valentine Magnée

        Bonjour Johanna et merci pour ton message qui me va droit au coeur. Tu as raison : déléguer à nos enfants est également fondamental 🙂 pour eux, comme pour nous !

        Réponse
    6. Jonathan

      Je pense aussi que nous sommes de moins en moins capable de faire face, de se remettre en question….
      Aujourd’hui, il faut la solution et la réponse immédiatement sans chercher, sans lire….
      Très bon article 👍😉

      Réponse
    7. Jane

      Un article extrêmement intéressant et très riche. Il résonne beaucoup en moi, c’est drôle, j’ai ouvert une nouvelle thématique “périnatalité” en parlant de matrescence. J’y parle de la difficulté d’être parents pour certaines personnes. Comme quoi on était connectées cette semaine ^^

      Réponse
      • Valentine Magnée

        Bonjour Jane et merci pour ce partage du mot “matrescence” que je ne connaissais pas.

        Réponse
    8. virginie

      Merci Valentine d’aborder ce sujet….visiblement je ne suis pas passée loin et j’ai intéret à retser vigilante, je vais appliquer tes conseils 5 à 7 pour m’aider merci!

      Réponse
    9. Emmanuel

      Wow c’est un vrai livre que tu nous offres la !
      Merci car tu donnes des idées tangibles pour garder contact avec soi et avec le bon sens en tant que parents
      À bientôt

      Réponse
    10. Irene de Mon Agenda Bien Etre

      Génial ton article ! Très complet. C’est très juste, peu importe le nombre d’enfant, le burnout peut être au RDV. On ne se rend pas compte que l’ensemble des activités de notre quotidien AVANT enfant va devoir être adapté pour laisser ce/ces petits bouts arriver. Pour moi, notre allié numéro 1 est notre réserve d’ENERGIE. Identifier quand notre niveau est bas et savoir comment le remonter est indispensable, pour profiter pleinement de ces années avec nos petits bouts, qui passent tellement vite…Merci encore !

      Réponse
      • Valentine Magnée

        Salut Irène,
        Tout à fait d’accord, l’énergie est la clé. Et pour la nourrir : du repos, de la joie, une hygiène de vie saine (bien manger, bien dormir, bien respirer, bouger, s’aérer en pleine nature…)

        Réponse

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